L’univers de l’Apollinarium

Aujourd’hui je voulais te parler d’une autre créatrice en papeterie : l’Apollinarium. Elle fait aussi des carnets et leur couverture. Dans un autre univers que le mien, celui du collage, du fantastique et du féerique. Je lui ai demandé de me parler du processus d’un de ses collages. Viens découvrir le monde de l’apollinarium.

la couverture poisson promenade

Au tout début

“Au tout début, il y a des ciseaux, ensuite, il y a du papier. Le papier et moi, c’est une grande histoire d’amour.

Pour réaliser mes collages, je collecte dans d’anciens livres des illustrations, parfois des photos. Certains trouvent cela horrible de découper dans des livres. Voyez cela comme de l’amour car je donne la possibilité à des livres abandonnés une seconde vie, sous une autre forme. Il faut savoir qu’avant de découper un livre, je m’assure que j’utiliserais plusieurs pages, je ne vais pas sacrifier un livre pour une seule illustration.

Le collage

Pour concevoir un collage, je part de l’élément que je veux mettre en avant. Prenons le cas de Simon, le petit dinosaure dans les hautes herbes. Le fond a été peint par mes soins à l’aquarelle. J’ai une collection de boîtes avec des images découpées, c’est ce que j’utilise pour composer. C’est très rare que j’ai le collage final en tête alors je détermine le format et ensuite je déplace mes papiers découpés, je prend, je remet, je pivote, je recoupe. Je ne peux pas vraiment expliquer comment je fais cela car je fonctionne à l’instinct. Il y a des collages qui n’existeront jamais en carnet car je n’en suis pas satisfaite, ce sont surtout les formats autre que portrait (format vertical) et les petits. Je m’inspire de la nature, animale et végétale. J’aime faire des collages absurdes, kistch, parfois poétique. Je fais avec ce que j’ai et mon inspiration du moment.

lles carnets de l'apollinarium

J’aime travailler avec des contraintes. Quand je découpe mes images, elles ont toutes une taille fixe, alors je joue sur les échelles. Il y a aussi la contrainte du sujet, je fais avec ce que je trouve et me refuse d’imprimer des images, photocopier. Il y a tout de même un cas à part, le Poisson promenade. Je voulais des algues, mais je n’en avais pas, alors je les aient fabriquées en les peignant à l’aquarelle puis en les découpant.

Pour que  mes collages deviennent carnets, je les numérisent puis les met en page pour ajouter une quatrième de couverture et mon logo. Ensuite, j’envoie mes fichiers à l’imprimeur puis je fabrique.

Simon, c’est le carnet, le poisson avec la poupée, c’est le poisson promenade.”

atelier de l'apollinarium

Je trouve l’univers de l’apollinarium très poétique ! Et toi qu’en penses-tu ?

Son site est par ici.